{"id":27969,"date":"2025-07-25T16:54:32","date_gmt":"2025-07-25T15:54:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/?p=27969"},"modified":"2025-07-25T17:01:58","modified_gmt":"2025-07-25T16:01:58","slug":"lafrique-na-pas-seulement-besoin-dun-plus-grand-nombre-de-grandes-entreprises-elle-a-besoin-dentrepreneurs-autonomes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/fr\/articles\/africa-does-not-just-need-more-big-firms-it-needs-empowered-entrepreneurs","title":{"rendered":"L'Afrique n'a pas seulement besoin d'un plus grand nombre de grandes entreprises, elle a besoin d'entrepreneurs autonomes"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-27970 size-large\" src=\"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-1024x683.jpeg\" alt=\"Entrepreneurs soutenus par le TEF\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-1024x683.jpeg 1024w, https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-300x200.jpeg 300w, https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-768x512.jpeg 768w, https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-391x260.jpeg 391w, https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-1536x1025.jpeg 1536w, https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l-18x12.jpeg 18w, https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/GqcZHpQXcAAxP_l.jpeg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>C'est un argument souvent avanc\u00e9 dans les cercles politiques et les conseils d'administration : pour que l'Afrique prosp\u00e8re v\u00e9ritablement, il faut davantage de grandes entreprises. Apr\u00e8s tout, les grandes entreprises cr\u00e9ent des emplois \u00e0 grande \u00e9chelle, stimulent les \u00e9changes commerciaux, construisent des infrastructures et constituent le pilier d'\u00e9conomies stables. Et il est vrai que l'Afrique a besoin d'institutions solides et d'employeurs de grande envergure.<\/p>\n<p>Mais ce n'est qu'une partie de l'histoire.<\/p>\n<p>\u00c0 la Fondation Tony Elumelu, lorsque nous observons au quotidien la r\u00e9alit\u00e9 de la jeunesse africaine, nous constatons une v\u00e9rit\u00e9 encore plus pressante : l\u2019Afrique n\u2019a pas seulement besoin de plus de grandes entreprises. L\u2019Afrique a besoin de plus d\u2019entrepreneurs autonomes.<\/p>\n<p>Car si les grandes entreprises ont leur importance, les entrepreneurs sont indispensables, et ce d'autant plus en ce moment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourquoi les grandes entreprises sont importantes, mais ne suffisent pas<\/strong><\/p>\n<p>La pr\u00e9sence de grandes entreprises pr\u00e9sente des avantages. Elles offrent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chelle<\/strong>: Des milliers d'emplois cr\u00e9\u00e9s tout au long des cha\u00eenes de valeur.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9<\/strong>: Un niveau de r\u00e9silience qui prot\u00e8ge les travailleurs dans les \u00e9conomies instables.<\/li>\n<li><strong>Structure<\/strong>: Des syst\u00e8mes clairs, la conformit\u00e9 et la contribution \u00e9conomique.<\/li>\n<li><strong>Acc\u00e8s au capital<\/strong>: Capacit\u00e9 \u00e0 attirer et \u00e0 g\u00e9rer des investissements de grande envergure.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Et pourtant, la plupart des jeunes Africains n'ont pas acc\u00e8s \u00e0 ces entreprises.<\/p>\n<p>L'acc\u00e8s \u00e0 de nombreuses entreprises de premier plan d\u00e9pend encore largement de dipl\u00f4mes prestigieux, de titres universitaires \u00e9trangers, de recommandations de personnes bien plac\u00e9es et de la proximit\u00e9 des grandes villes. Ce mod\u00e8le ne refl\u00e8te pas la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue par le jeune Africain moyen, dont beaucoup sont tout aussi motiv\u00e9s, talentueux et innovants, mais ne b\u00e9n\u00e9ficient d'aucun de ces privil\u00e8ges.<\/p>\n<p>Ainsi, m\u00eame si nous devons nous r\u00e9jouir de l'arriv\u00e9e de nouvelles grandes entreprises, nous devons reconna\u00eetre qu'elles ne peuvent, \u00e0 elles seules, absorber la population jeune croissante du continent assez rapidement ni de mani\u00e8re suffisamment \u00e9quitable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourquoi les entrepreneurs sont si indispensables, peut-\u00eatre encore plus en ce moment<\/strong><\/p>\n<p>Partout sur le continent, les jeunes n'attendent pas que les conditions soient id\u00e9ales. Ils cr\u00e9ent des entreprises dans des conditions difficiles, avec peu d'acc\u00e8s aux capitaux, aux infrastructures ou aux r\u00e9seaux internationaux. Et malgr\u00e9 cela, ils r\u00e9ussissent.<\/p>\n<p>Voici pourquoi l'Afrique a un besoin urgent d'entrepreneurs plus autonomes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Accessibilit\u00e9<\/strong>: L'entrepreneuriat est accessible \u00e0 un plus grand nombre de personnes, quels que soient leur parcours ou leur lieu de r\u00e9sidence.<\/li>\n<li><strong>Cr\u00e9ation d'emplois<\/strong>: M\u00eame les micro-entreprises cr\u00e9ent des emplois, pour leurs fondateurs, pour leurs pairs et pour les communaut\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Agence<\/strong>: L'entrepreneuriat offre aux jeunes <em>contr\u00f4le<\/em> dans un syst\u00e8me qui les exclut souvent.<\/li>\n<li><strong>Innovation<\/strong>: Bon nombre des solutions les plus porteuses de changement en Afrique sont mises au point par des innovateurs locaux, et non par des multinationales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En soutenant les entrepreneurs, nous favorisons la participation \u00e9conomique, la dignit\u00e9 et la r\u00e9silience.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Alors, quelle est la vraie r\u00e9ponse ?<\/strong><\/p>\n<p>Nous n'avons pas \u00e0 choisir entre les grandes entreprises <em>ou<\/em> les entrepreneurs. Nous avons besoin des uns comme des autres. Mais voici la nuance :<\/p>\n<ul>\n<li>L'Afrique a besoin d'entrepreneurs autonomes, capables de d\u00e9cider s'ils souhaitent ou non d\u00e9velopper leur activit\u00e9 pour en faire de grandes entreprises, en fonction de leur vision.<\/li>\n<li>Nous avons besoin de syst\u00e8mes qui aident les petites entreprises \u00e0 se d\u00e9velopper pour devenir des moyennes et grandes entreprises, et non \u00e0 dispara\u00eetre pr\u00e9matur\u00e9ment par manque d'attention.<\/li>\n<li>Nous avons besoin d'institutions inclusives qui ne se contentent pas de r\u00e9compenser les dipl\u00f4mes prestigieux, mais qui valorisent aussi l'esprit d'initiative, l'innovation et l'impact sur la communaut\u00e9.<\/li>\n<li>Et nous avons besoin que les gouvernements, les bailleurs de fonds et les acteurs du secteur priv\u00e9 consid\u00e8rent l'entrepreneuriat non pas comme une \u0153uvre de bienfaisance, mais comme un pilier essentiel du d\u00e9veloppement.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il ne s'agit pas d'un choix entre l'un ou l'autre. Il s'agit de cr\u00e9er un \u00e9cosyst\u00e8me o\u00f9 les opportunit\u00e9s ne sont pas r\u00e9serv\u00e9es aux grandes entreprises, mais ouvertes \u00e0 tous les jeunes Africains qui osent r\u00eaver et se lancer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L'africapitalisme en action<\/strong><\/p>\n<p>Telle est la philosophie qui anime la Fondation Tony Elumelu : <a href=\"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/fr\/africapitalisme\/\">Africapitalisme<\/a>, la conviction que le secteur priv\u00e9 africain, et en particulier ses entrepreneurs, doit \u00eatre le moteur de la transformation du continent.<\/p>\n<p>Oui, nous finan\u00e7ons des entrepreneurs, mais nous leur offrons \u00e9galement des formations indispensables, un accompagnement, des r\u00e9seaux et des opportunit\u00e9s de d\u00e9veloppement. Beaucoup d'entre eux finiront par cr\u00e9er des entreprises employant des centaines de personnes. D'autres resteront de petite taille, mais auront un impact significatif. Ces deux voies sont valables. Elles sont toutes deux n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Laissons la jeunesse africaine choisir et, quoi qu'il arrive, qu'elle soit gagnante<\/strong><\/p>\n<p>En fin de compte, il ne s'agit pas de savoir si nous avons besoin de plus d'emplois ou de plus d'entreprises. Il s'agit de libert\u00e9. Il s'agit de donner aux jeunes Africains les moyens de choisir s'ils veulent \u00eatre salari\u00e9s ou employeurs, cr\u00e9ateurs d'entreprises ou porteurs d'initiatives sociales.<\/p>\n<p>Quel que soit leur choix, nous devons veiller \u00e0 ce qu'aucune ambition ne soit hors de port\u00e9e en raison du lieu de naissance d'une personne, des revenus de ses parents ou de l'\u00e9tablissement scolaire qu'elle a fr\u00e9quent\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 la Fondation Tony Elumelu, nous continuerons \u00e0 mettre en place les structures n\u00e9cessaires, \u00e0 financer les projets ambitieux et \u00e0 soutenir les entrepreneurs qui ne se contentent pas d'attendre le changement, mais qui s'emploient activement \u00e0 le cr\u00e9er.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C'est un argument courant dans les cercles politiques et les conseils d'administration des entreprises : pour que l'Afrique prosp\u00e8re vraiment, nous avons besoin de plus de grandes entreprises. 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