{"id":698,"date":"2013-07-31T13:46:57","date_gmt":"2013-07-31T13:46:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/?post_type=pressrelease&#038;p=698"},"modified":"2018-10-04T17:34:42","modified_gmt":"2018-10-04T17:34:42","slug":"donner-un-coup-de-pouce-au-secteur-des-pme-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/fr\/news\/kick-starting-africas-sme-sector","title":{"rendered":"Relancer le secteur des PME en Afrique"},"content":{"rendered":"<p>Les petites et moyennes entreprises (PME) sont essentielles \u00e0 la croissance de l\u2019emploi et du PIB en Afrique.<\/p>\n<p>Dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9, les PME repr\u00e9sentent une part importante de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, une part importante de l\u2019emploi et introduisent l\u2019activit\u00e9 commerciale informelle dans l\u2019\u00e9conomie formelle. Pourtant, un grave manque de financement limite la capacit\u00e9 des PME africaines \u00e0 se d\u00e9velopper et \u00e0 atteindre une grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p>Les estimations actuelles \u00e9valuent le d\u00e9ficit de financement des PME \u00e0 $80 milliards en Afrique. Il s&#039;agit certes d&#039;un gros probl\u00e8me, mais il est difficile d&#039;imaginer un autre \u00ab probl\u00e8me \u00bb de d\u00e9veloppement \u00e9conomique qui offre une r\u00e9compense commerciale aussi attractive \u00e0 ceux qui peuvent apporter une solution. Dans cet objectif, la Fondation Tony Elumelu et Lion&#039;s Head Global Partners ont command\u00e9 une initiative de recherche sur ce d\u00e9ficit de financement, comprenant des enqu\u00eates approfondies aupr\u00e8s des banques et des PME nig\u00e9rianes.<\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, nous avons constat\u00e9 que les pr\u00eats aux PME ont effectivement stagn\u00e9 au Nigeria au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie : alors que le cr\u00e9dit au secteur priv\u00e9 a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par dix en une d\u00e9cennie (de $5,3 milliards en 2002 \u00e0 $55,3 milliards en 2011), le pourcentage de cr\u00e9dit allou\u00e9 aux PME Cette part est tomb\u00e9e \u00e0 moins de 1 pour cent en 2011, apr\u00e8s avoir atteint un sommet d\u2019environ 9 pour cent en 2002. Deuxi\u00e8mement, nous avons constat\u00e9 que les PME nig\u00e9rianes consid\u00e8rent l\u2019acc\u00e8s au financement comme leur principal obstacle \u00e0 la croissance \u2013 une priorit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e que la m\u00e9diocrit\u00e9 des infrastructures. Une fois que les PME disposent de ressources suffisantes, elles peuvent \u00eatre en mesure de relever des d\u00e9fis op\u00e9rationnels tels que le transport, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et l\u2019eau. Mais sans financement, ils sont paralys\u00e9s et incapables d\u2019avancer.<\/p>\n<p>M\u00eame si cela peut sembler un d\u00e9fi de taille, l&#039;ampleur du probl\u00e8me est peut-\u00eatre plus g\u00e9rable qu&#039;il n&#039;y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue : il existe actuellement environ 23 000 PME au Nigeria avec un chiffre d&#039;affaires annuel compris entre $32.000 et $3,2 millions. La cl\u00e9 pour r\u00e9soudre le d\u00e9ficit de financement est de comprendre ses principaux facteurs, puis de mettre en \u0153uvre des solutions cibl\u00e9es pour ce march\u00e9 discret mais attractif.<\/p>\n<p>Les banques affirment que les PME doivent \u00eatre beaucoup plus rigoureuses dans leur gestion et leurs fonctions financi\u00e8res, et qu&#039;elles doivent mieux conna\u00eetre le processus de demande de pr\u00eat. Et dans de nombreux domaines, les PME ne semblent pas pleinement saisir l&#039;ampleur du d\u00e9fi : par exemple, 75 pour cent des PME interrog\u00e9es estiment qu&#039;elles satisfont aux exigences d&#039;assurance des banques, mais en m\u00eame temps, dans 10 des 11 secteurs industriels cl\u00e9s, moins de 50 pour cent des entreprises nig\u00e9rianes souscrivent effectivement une assurance.<\/p>\n<p>Selon les PME, les pratiques de pr\u00eat bancaire doivent \u00e9galement \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es, dans des domaines tels que des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus bas et des dur\u00e9es de pr\u00eat plus longues. Ils estiment que de nombreux agents de cr\u00e9dit des banques ne connaissent pas bien l\u2019impact des cycles \u00e9conomiques sur les flux de tr\u00e9sorerie, que les exigences en mati\u00e8re de garanties peuvent \u00eatre d\u00e9courageantes et que les banques ne prennent pas le temps de comprendre les d\u00e9fis uniques de chaque entreprise.<\/p>\n<p>Une fois que nous avons identifi\u00e9 les principales causes du d\u00e9ficit de financement, des solutions semblent \u00e0 notre port\u00e9e, \u00e0 condition que les deux parties s\u2019unissent dans un effort d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me. Une premi\u00e8re \u00e9tape cruciale consiste \u00e0 d\u00e9bloquer la dette commerciale des banques africaines, en donnant la priorit\u00e9 au financement des PME et en lan\u00e7ant des initiatives cibl\u00e9es \u00ab bas de gamme \u00bb qui engagent ce secteur. Mais nous pourrions \u00e9galement avoir besoin de nouveaux mod\u00e8les d&#039;institutions financi\u00e8res sp\u00e9cifiquement ax\u00e9s sur ce segment \u2013 par exemple, davantage de ressources pour les banques de microfinance sous-financ\u00e9es afin qu&#039;elles puissent monter en gamme et combler le d\u00e9ficit de financement. Les assureurs doivent \u00e9galement s&#039;impliquer : \u00e9duquer les propri\u00e9taires d&#039;entreprise, les aider \u00e0 obtenir une assurance et concevoir des polices pour ce march\u00e9 qui comblent les lacunes de couverture et aident les entreprises \u00e0 se qualifier pour le cr\u00e9dit. Les cabinets d&#039;expertise comptable et d&#039;audit devraient \u00e9galement lancer des offres de services sur mesure et abordables pour ce segment, afin d&#039;aider les PME \u00e0 r\u00e9pondre aux exigences des banques en mati\u00e8re de fonctions financi\u00e8res formalis\u00e9es.<\/p>\n<p>Partout en Afrique, les PME en croissance cr\u00e9ent davantage d\u2019emplois, potentiellement des millions. Les PME cr\u00e9ent de la richesse et cr\u00e9ent d\u2019\u00e9normes opportunit\u00e9s pour ceux du secteur priv\u00e9 qui peuvent les aider \u00e0 r\u00e9ussir. Et des offres solides pour les PME du secteur des services financiers africains peuvent permettre aux microentreprises en croissance de rejoindre plus facilement les rangs des PME. L\u2019am\u00e9lioration du financement des PME est gagnant-gagnant pour toutes les parties concern\u00e9es, et l\u2019Afrique ne peut r\u00e9ussir sans elles. Nous ma\u00eetrisons plus fermement ce qui cause le d\u00e9ficit de financement \u2013 mettons maintenant en \u0153uvre des solutions.<\/p>\n<p>Wiebe Boer est le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Fondation Tony Elumelu<\/p>\n<p>Article publi\u00e9 sur http:\/\/www.thisisafricaonline.com\/News\/Kick-starting-Africa-s-SME-sector?ct=true<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Small and medium sized enterprises (SMEs) are essential to growing African employment and GDP. In high-income countries, SMEs represent a high share of economic activity, a large share of employment, and bring informal business activity into the formal economy. 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