{"id":986,"date":"2014-03-04T20:14:41","date_gmt":"2014-03-04T20:14:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/?post_type=article&#038;p=986"},"modified":"2020-10-27T10:27:12","modified_gmt":"2020-10-27T09:27:12","slug":"lindustrialisation-que-lafrique-peut-realiser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tonyelumelufoundation.org\/fr\/articles\/industrialization-africa-can-continent-make","title":{"rendered":"Industrialisation en Afrique : le continent peut-il y parvenir ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Par Laurent Mbae<\/strong><\/p>\n<p>Sans industries solides capables de cr\u00e9er des emplois et d\u2019ajouter de la valeur aux mati\u00e8res premi\u00e8res, les pays africains risquent de rester aux prises avec le ch\u00f4mage et la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>La C\u00f4te d&#039;Ivoire et le Ghana produisent 53 pour cent du cacao mondial. Mais les rayons des supermarch\u00e9s d&#039;Abidjan et d&#039;Accra, leurs capitales respectives, regorgent de chocolats import\u00e9s de Suisse et du Royaume-Uni, des pays qui ne cultivent pas de cacao.<\/p>\n<p>Ce sc\u00e9nario se r\u00e9p\u00e8te sur tout le continent dans diff\u00e9rents contextes. Par exemple, le Nigeria, sixi\u00e8me producteur mondial de p\u00e9trole brut, exporte plus de 80% de son p\u00e9trole mais ne peut pas en raffiner suffisamment pour la consommation locale. En 2013, le pays a d\u00e9pens\u00e9 environ 1,4 milliard de dollars pour subventionner les importations de carburant, a estim\u00e9 la ministre des Finances, Ngozi Okonjo-Iweala, \u00e0 la fin de l&#039;ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<p>Ces sc\u00e9narios apparemment d\u00e9routants constituent l&#039;un des plus grands d\u00e9fis et opportunit\u00e9s de l&#039;Afrique. Le continent poss\u00e8de 12 pour cent des r\u00e9serves mondiales de p\u00e9trole, 40 pour cent de son or et entre 80 pour cent et 90 pour cent de son chrome et de son platine, selon un rapport de 2013 de la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur le commerce et le d\u00e9veloppement (CNUCED). Il abrite \u00e9galement 60 pour cent des terres arables sous-utilis\u00e9es de la plan\u00e8te et poss\u00e8de de vastes ressources en bois. Pourtant, ensemble, les pays africains ne repr\u00e9sentent qu\u2019un pour cent de l\u2019industrie manufacturi\u00e8re mondiale, selon le rapport.<\/p>\n<p>Cette situation d\u00e9sastreuse cr\u00e9e un cycle de d\u00e9pendance perp\u00e9tuelle, laissant les pays africains d\u00e9pendants de l\u2019exportation de produits bruts et expos\u00e9s \u00e0 des chocs exog\u00e8nes, tels que la baisse de la demande europ\u00e9enne. Sans industries solides en Afrique pour ajouter de la valeur aux mati\u00e8res premi\u00e8res, les acheteurs \u00e9trangers peuvent dicter et manipuler les prix de ces mati\u00e8res au grand d\u00e9savantage des \u00e9conomies et des populations africaines.<\/p>\n<p>\u00ab L&#039;industrialisation ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un luxe, mais comme une n\u00e9cessit\u00e9 pour le d\u00e9veloppement du continent \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma peu apr\u00e8s avoir acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sidence de l&#039;Union africaine en 2013.<\/p>\n<p>Cette transformation \u00e9conomique peut se produire en abordant certains domaines prioritaires \u00e0 travers le continent.<\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, les gouvernements africains, individuellement et collectivement, doivent \u00e9laborer des politiques et des directives d\u2019investissement favorables. Des r\u00e8gles et r\u00e9glementations clairement d\u00e9finies dans les domaines juridique et fiscal, la transparence des contrats, une communication solide, des environnements politiques pr\u00e9visibles et une stabilit\u00e9 mon\u00e9taire et macro\u00e9conomique sont essentiels pour attirer les investisseurs \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>De plus, des incitations \u2013 telles que des r\u00e9ductions d\u2019imp\u00f4ts accord\u00e9es aux entreprises multinationales qui proposent des formations professionnelles parall\u00e8lement \u00e0 leurs investissements commerciaux \u2013 aideront les \u00e9conomies locales \u00e0 se d\u00e9velopper et \u00e0 se diversifier. En outre, chaque politique industrielle doit \u00eatre adapt\u00e9e pour maximiser les avantages comparatifs sp\u00e9cifiques \u00e0 un pays.<\/p>\n<p>Maurice, l&#039;un des pays les plus prosp\u00e8res et les plus stables d&#039;Afrique, offre d&#039;importantes le\u00e7ons aux autres pays africains. En 1961, cette nation insulaire de l\u2019oc\u00e9an Indien d\u00e9pendait d\u2019une seule culture, le sucre, soumise aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques et aux fluctuations des prix. Le peu d\u2019opportunit\u00e9s d\u2019emploi et les in\u00e9galit\u00e9s de revenus b\u00e9antes divisent le pays. Cela a conduit \u00e0 des conflits entre les communaut\u00e9s cr\u00e9oles et indiennes, qui s&#039;affrontaient souvent au moment des \u00e9lections, lorsque la fortune croissante de ces derni\u00e8res devenait la plus \u00e9vidente.<\/p>\n<p>Puis, \u00e0 partir de 1979, le gouvernement mauricien a pris des mesures concr\u00e8tes pour investir dans sa population. R\u00e9alisant qu\u2019elle ne disposait pas d\u2019une diversit\u00e9 de ressources naturelles, elle a donn\u00e9 la priorit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ducation. La scolarisation est devenue le facteur essentiel pour am\u00e9liorer les comp\u00e9tences et aplanir les fractures religieuses, ethniques et politiques persistantes depuis l&#039;ind\u00e9pendance de la Grande-Bretagne en 1968. Une gouvernance forte, un syst\u00e8me juridique solide, de faibles niveaux de bureaucratie et de r\u00e9glementation et des politiques favorables aux investisseurs ont renforc\u00e9 les institutions du pays. .<\/p>\n<p>Sous une s\u00e9rie de gouvernements de coalition, le pays est pass\u00e9 de l\u2019agriculture au secteur manufacturier. Il a mis en \u0153uvre des politiques commerciales qui ont stimul\u00e9 les exportations. Lorsque des chocs ext\u00e9rieurs se sont produits \u2013 comme la perte des pr\u00e9f\u00e9rences commerciales en 2005 et la concurrence \u00e9crasante des textiles chinois au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es \u2013 le pays a \u00e9t\u00e9 capable de s\u2019adapter gr\u00e2ce \u00e0 des politiques favorables aux entreprises.<\/p>\n<p>D&#039;une mono\u00e9conomie d\u00e9pendante du sucre, la nation insulaire s&#039;est d\u00e9sormais diversifi\u00e9e gr\u00e2ce au tourisme, au textile, aux services financiers et \u00e0 la technologie haut de gamme, avec des taux de croissance moyens sup\u00e9rieurs \u00e0 5% par an pendant trois d\u00e9cennies. Son revenu par habitant est \u00e9galement pass\u00e9 de 1 920 $ \u00e0 6 496 $ entre 1976 et 2012, selon la Banque mondiale.<\/p>\n<p>M\u00eame si une grande part de responsabilit\u00e9 incombe aux gouvernements africains, les secteurs priv\u00e9s du continent doivent jouer leur r\u00f4le en am\u00e9liorant la coordination entre les agriculteurs, les producteurs, les transformateurs et les exportateurs afin d&#039;accro\u00eetre la comp\u00e9titivit\u00e9 dans la cha\u00eene de valeur et de garantir les prix, la qualit\u00e9 et les normes exig\u00e9es par les march\u00e9s mondiaux.<\/p>\n<p>Tony Elumelu, pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 d&#039;investissement nig\u00e9riane Heirs Holdings, et Carlos Lopes, secr\u00e9taire ex\u00e9cutif de la Commission \u00e9conomique des Nations Unies pour l&#039;Afrique, pr\u00f4nent ce qu&#039;ils appellent \u00ab l&#039;africapitalisme \u00bb, un partenariat dirig\u00e9 par le secteur priv\u00e9 et ax\u00e9 sur le d\u00e9veloppement du continent. \u00ab Les chefs d\u2019entreprise du secteur priv\u00e9 doivent \u00e9galement faire davantage pour lutter contre la pauvret\u00e9 et favoriser le progr\u00e8s social en veillant \u00e0 ce que la valeur ajout\u00e9e \u00e0 long terme \u2013 ainsi que les gains \u00e0 court terme \u2013 soient int\u00e9gr\u00e9s dans leur mod\u00e8le \u00e9conomique \u00bb, ont-ils \u00e9crit dans un article commun pour CNN. en novembre 2013.<\/p>\n<p>Ensuite, les pays africains doivent poursuivre des strat\u00e9gies \u00e9conomiques b\u00e9n\u00e9fiques avec leurs voisins. L\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale contribuerait \u00e0 r\u00e9duire le fardeau r\u00e9glementaire auquel sont confront\u00e9es les industries africaines en harmonisant les politiques et en limitant les programmes nationaux d\u00e9favorables. Cela stimulerait le commerce inter- et intra-africain et acc\u00e9l\u00e9rerait l\u2019industrialisation.<\/p>\n<p>La bonne recette pour l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale exige que les pays se concentrent sur les produits pour lesquels ils ont un avantage comp\u00e9titif. Par exemple, le B\u00e9nin et l\u2019\u00c9gypte pourraient se concentrer sur le coton, le Togo sur le cacao et la Zambie sur le sucre \u2013 chaque pays faisant du commerce sur des march\u00e9s r\u00e9gionaux plus importants.<\/p>\n<p>L&#039;agriculture, qui emploie plus de 65 pour cent de la population du continent, selon la Banque mondiale, pourrait devenir un tremplin vers l&#039;industrialisation. Elle peut fournir des mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 d\u2019autres industries et promouvoir ce que les \u00e9conomistes appellent une int\u00e9gration en amont, dans laquelle une entreprise se connecte \u00e0 un fournisseur plus en amont dans le processus, comme un fabricant de produits alimentaires qui fusionne avec une ferme.<\/p>\n<p>Cela est d\u00e9j\u00e0 en cours au Nigeria. Le groupe diversifi\u00e9 BUA \u00ab transformera 10 millions de tonnes de canne pour produire 1 million de tonnes de sucre raffin\u00e9 par an \u00bb, selon Chimaobi Madukwe, directeur op\u00e9rationnel de l&#039;entreprise.<\/p>\n<p>Des investissements soutenus et des am\u00e9liorations des infrastructures sont \u00e9galement n\u00e9cessaires sur tout le continent. Partout dans le monde, et pas seulement en Afrique, les pays ne peuvent pas \u00e9tablir des secteurs industriels comp\u00e9titifs et promouvoir des liens commerciaux plus solides s\u2019ils sont confront\u00e9s \u00e0 des infrastructures de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure, endommag\u00e9es ou inexistantes.<\/p>\n<p>&quot;Les industries en d\u00e9veloppement ont besoin d&#039;un approvisionnement soutenu en \u00e9lectricit\u00e9, de transports fluides et d&#039;autres infrastructures tr\u00e8s basiques, qui ne suffisent pas encore \u00e0 l&#039;heure actuelle \u00e0 assurer les op\u00e9rations&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Xue Xiaoming, vice-pr\u00e9sident de la Chambre de commerce et d&#039;industrie nig\u00e9riane et chinoise.<\/p>\n<p>Le mauvais \u00e9tat des routes, chemins de fer et autres r\u00e9seaux de transport de l&#039;Afrique, les communications d\u00e9fectueuses et l&#039;\u00e9nergie peu fiable et insuffisante entra\u00eenent des co\u00fbts de production et de transaction \u00e9lev\u00e9s. Il faut 28 jours pour d\u00e9placer un conteneur de 40 pieds du port de Shanghai, en Chine, \u00e0 Mombasa, au Kenya, pour un co\u00fbt de $600, tandis qu&#039;il faut 40 jours pour que le m\u00eame conteneur atteigne Bujumbura, au Burundi, depuis Mombasa, pour un co\u00fbt de $8. 000, a expliqu\u00e9 Rosemary Mburu, consultante \u00e0 l&#039;Institute of Trade Development de Nairobi. \u00ab Cela repr\u00e9sente le double du temps et 13 fois le co\u00fbt \u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>Des partenariats public-priv\u00e9 (PPP) devraient \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9s pour stimuler des investissements massifs dans les infrastructures, ce qui pourrait avoir un effet multiplicateur sur la croissance \u00e9conomique. Enfin, sans \u00e9ducation, le continent ne peut pas r\u00e9ussir sa marche vers l\u2019industrialisation. Les PPP devraient \u00eatre poursuivis dans ce domaine \u00e9galement, car les gouvernements manquent souvent de comp\u00e9tences et de moyens financiers pour assurer la formation technique. Les entreprises du secteur priv\u00e9 b\u00e9n\u00e9ficieraient d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e et comp\u00e9tente.<\/p>\n<p>Le pays b\u00e9n\u00e9ficierait d\u2019une \u00e9conomie plus forte, dot\u00e9e de moins de ch\u00f4mage et de revenus plus \u00e9lev\u00e9s. Historiquement, les pays ont r\u00e9ussi en se concentrant sur l\u2019enseignement scientifique et technologique et en promouvant la recherche. Par exemple, dans les ann\u00e9es 1960 et 1970, la Cor\u00e9e du Sud, comme Singapour, Taiwan et Hong Kong, a r\u00e9form\u00e9 son syst\u00e8me \u00e9ducatif et rendu obligatoires les \u00e9tudes primaires et secondaires. D&#039;un taux d&#039;alphab\u00e9tisation des adultes inf\u00e9rieur \u00e0 30 % \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1930, la Cor\u00e9e du Sud affiche aujourd&#039;hui un taux d&#039;alphab\u00e9tisation de pr\u00e8s de 1 001 TP3T et poss\u00e8de l&#039;un des niveaux d&#039;\u00e9ducation les plus \u00e9lev\u00e9s au monde, selon l&#039;UNESCO, l&#039;agence des Nations Unies pour l&#039;\u00e9ducation. Sa population hautement qualifi\u00e9e a aid\u00e9 la Cor\u00e9e du Sud \u00e0 devenir l&#039;un des principaux exportateurs mondiaux de produits de haute technologie.<\/p>\n<p>L&#039;Afrique, le continent le plus jeune du monde, conna\u00eet actuellement une puissante transition d\u00e9mographique. Sa population en \u00e2ge de travailler, qui repr\u00e9sente actuellement 54 pour cent du total du continent, passera \u00e0 62 pour cent d&#039;ici 2050. En revanche, la population europ\u00e9enne de 15 \u00e0 64 ans passera de 63 pour cent en 2010 \u00e0 58 pour cent. Pendant ce temps, la main-d\u2019\u0153uvre africaine d\u00e9passera celle de la Chine et jouera potentiellement un r\u00f4le \u00e9norme dans la consommation et la production mondiales. Contrairement \u00e0 d\u2019autres r\u00e9gions, l\u2019Afrique ne sera ni confront\u00e9e \u00e0 une p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre nationale ni ne s\u2019inqui\u00e9tera du fardeau \u00e9conomique d\u2019une population de plus en plus vieillissante pendant la majeure partie du 21e si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Ce \u00ab dividende d\u00e9mographique \u00bb peut \u00eatre encaiss\u00e9 pour stimuler la production industrielle. Un afflux de nouveaux travailleurs des zones rurales vers les villes, s\u2019il est correctement exploit\u00e9 et compl\u00e9t\u00e9 par des structures et des r\u00e9formes \u00e9ducatives et institutionnelles appropri\u00e9es, pourrait conduire \u00e0 un boom majeur de la productivit\u00e9. Cela augmenterait alors les taux d\u2019\u00e9pargne et d\u2019investissement, augmenterait le PIB par habitant et favoriserait les transferts de comp\u00e9tences. Des niveaux de d\u00e9pendance r\u00e9duits lib\u00e9reraient alors des ressources pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et l\u2019investissement.<\/p>\n<p>Toutefois, sans politiques efficaces, les pays africains risquent un ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 des jeunes, ce qui pourrait provoquer une augmentation des taux de criminalit\u00e9, des \u00e9meutes et une instabilit\u00e9 politique. Plut\u00f4t que de stimuler un cercle vertueux de croissance, le continent pourrait rester prisonnier d\u2019un cercle vicieux de violence et de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>La jeunesse du continent repr\u00e9sente un \u00e9norme avantage comparatif potentiel et une chance de b\u00e9n\u00e9ficier d&#039;une croissance de rattrapage durable. Ou encore, ils pourraient rester encha\u00een\u00e9s au ch\u00f4mage et devenir un handicap majeur.<\/p>\n<p>L\u2019Afrique est m\u00fbre pour l\u2019industrialisation. Une trajectoire de croissance forte et positive, une urbanisation rapide, des environnements \u00e9conomiques et politiques stables et en am\u00e9lioration ont ouvert une fen\u00eatre d\u2019opportunit\u00e9 pour que l\u2019Afrique r\u00e9alise sa transformation \u00e9conomique.<\/p>\n<p><em>Source\u00a0: http:\/\/www.allvoices.com\/contributed-news\/16646879-industrialization-in-africa<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Lawrence Mbae Sans industries fortes pour cr\u00e9er des emplois et ajouter de la valeur aux mati\u00e8res premi\u00e8res, les pays africains risquent de rester prisonniers du ch\u00f4mage et de la pauvret\u00e9. La C\u00f4te d'Ivoire et le Ghana produisent 53 % du cacao mondial. 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