$4,2 milliards de chiffre d'affaires. 1,5 million d'emplois. Pourquoi le pari de la Fondation Tony Elumelu sur les entrepreneurs africains porte ses fruits
Alors que l'Afrique célèbre la Journée des micro, petites et moyennes entreprises, Le message de Somachi Chris-Asoluka, PDG de la Fondation Tony Elumelu, vient nous le rappeler à point nommé que l'avenir du continent ne sera pas construit uniquement grâce à l'aide internationale ou à l'action des pouvoirs publics, mais par des entrepreneurs qui créent de la valeur, résolvent des problèmes et génèrent de la prospérité à partir de la base.
Quel est le plus grand atout économique de l'Afrique ?
Depuis des décennies, les réponses sont bien connues. Le pétrole. Le gaz. Les minerais. Les terres arables. La situation géographique stratégique. Les investissements étrangers.
Pourtant, alors que le continent traverse une époque marquée par l'intelligence artificielle (IA), le changement climatique, les évolutions démographiques et les bouleversements technologiques rapides, une autre réponse devient impossible à ignorer.
Le plus grand atout de l'Afrique, ce sont ses entrepreneurs.
Non pas parce que cela semble motivant, mais parce que les faits tendent de plus en plus dans cette direction.
Cette conviction est au cœur d’un message fort adressé par notre PDG, Somachi Chris-Asoluka, aux entrepreneurs africains à l’occasion de la Journée des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) de cette année ; un message qui célèbre la résilience entrepreneuriale tout en remettant en question notre façon d'envisager l'avenir économique de l'Afrique.
Dans un monde où tout évolue à un rythme effréné, le message de Soamchi revenait à une vérité simple mais profonde : derrière toute économie prospère se cachent des entrepreneurs qui ont osé se lancer.
Des entrepreneurs qui ont su voir des opportunités là où d'autres ne voyaient que des obstacles.
Des entrepreneurs qui ont su créer de la valeur là où d'autres ne voyaient que des limites.
Des entrepreneurs qui ont créé des entreprises devenues des moteurs d'emploi, de croissance et de prospérité.
Partout en Afrique, des millions d’entrepreneurs de ce type sont aujourd’hui à l’œuvre. Il s’agit d’agriculteurs qui améliorent la productivité, d’industriels qui renforcent les chaînes d’approvisionnement locales, de créatifs qui font rayonner la culture africaine auprès d’un public international, d’innovateurs dans le domaine de la santé qui élargissent l’accès aux soins, et de fondateurs d’entreprises technologiques qui développent des solutions adaptées aux réalités africaines.
Bien qu'elles opèrent dans des secteurs et sur des marchés différents, elles ont un point commun : elles constituent le pilier des économies africaines.
Et pourtant, malgré leur immense contribution, les MPME sont trop souvent considérées comme un élément secondaire dans les débats sur le développement économique, alors qu’elles constituent en réalité une infrastructure économique essentielle.
Les économies les plus prospères du monde n’ont pas été bâties par les seuls gouvernements. Elles ont été bâties par les entreprises. Plus précisément, par des générations d’entrepreneurs qui ont transformé des idées en entreprises, des entreprises en secteurs d’activité, et ces secteurs d’activité en moteur de la croissance nationale.
L'Afrique ne fait pas exception.
C'est pourquoi l'affirmation de Somachi Chris-Asoluka selon laquelle “ La transformation de l’Afrique ne sera pas uniquement le fruit de l’aide. Elle ne sera pas uniquement le fait des gouvernements. Elle sera le fait d’entrepreneurs qui créent de la valeur, résolvent des problèmes et génèrent une prospérité partagée. ” me touche profondément.
Cela remet en cause un discours qui a longtemps marqué les débats sur le développement de l'Afrique.
Pendant des années, le développement a souvent été envisagé sous l'angle de l'aide extérieure, des interventions institutionnelles et des programmes du secteur public. Ces éléments restent certes importants, mais une prospérité durable nécessite quelque chose de plus pérenne : des entreprises productives capables de créer des emplois, de générer des revenus et de renforcer les communautés.
Ce sont les entrepreneurs qui rendent cela possible.
L'expérience acquise par la Fondation Tony Elumelu au cours des quinze dernières années en est la preuve irréfutable.
Ce qui a commencé par une conviction audacieuse selon laquelle l'entrepreneuriat est un catalyseur de la transformation économique s'est transformé en l'engagement philanthropique le plus important en faveur de l'entrepreneuriat sur le continent africain. À ce jour, la Fondation Tony Elumelu a accompagné plus de 27 000 entrepreneurs dans l’ensemble des 54 pays africains, formé plus de 2,5 millions d’Africains via TEFConnect, notre plateforme numérique exclusive, et débloqué plus de $130 millions de capital d’amorçage.
Mais les chiffres les plus révélateurs ne sont peut-être pas ceux relatifs aux moyens mis en œuvre. Ce sont plutôt les résultats.
Les entreprises soutenues par la Fondation Tony Elumelu ont généré plus de $4,2 milliards d'euros de recettes et créé au cours de 1,5 million d'emplois.
Prenez un instant pour réfléchir à ces chiffres.
Derrière chaque dollar généré se cache une entreprise qui répond à un besoin du marché. Derrière chaque emploi créé se cache une personne qui perçoit un revenu, une famille qui bénéficie d’une plus grande stabilité et une communauté dont les perspectives économiques s’en trouvent renforcées.
À eux tous, ces entrepreneurs ont eu un impact positif sur plus de 4 millions de foyers et ont contribué à faire sortir plus de 2,1 millions d'Africains de la pauvreté.
Au-delà des statistiques, ces chiffres symbolisent des moyens de subsistance transformés, des opportunités ouvertes et des avenirs redessinés.
Ils confirment également une réalité que la Fondation Tony Elumelu a comprise depuis longtemps : lorsque les entrepreneurs africains ont accès à la formation, aux réseaux, au mentorat et aux capitaux, ils obtiennent des résultats qui vont bien au-delà de la simple réussite de leur entreprise.
Elles génèrent des retombées qui renforcent des économies tout entières.
Le thème de la Journée des MPME de cette année —“ Renforcer le potentiel des MPME grâce à l’innovation et au développement industriel durable ”— on ne saurait mieux tomber.
Les entreprises qui façonnent aujourd’hui l’avenir de l’Afrique évoluent dans un environnement de plus en plus complexe. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de travail. Les défis liés au climat obligent les industries à s’adapter. Les attentes des consommateurs évoluent rapidement. Les opportunités de marché apparaissent et disparaissent plus vite que jamais.
Pourtant, les entrepreneurs restent particulièrement bien placés pour s'adapter à ces changements.
La capacité d'adaptation a toujours été leur atout.
Lorsque les marchés évoluent, ils s'adaptent. Lorsque des défis se présentent, ils innovent. Lorsque les ressources sont limitées, ils trouvent des moyens créatifs de construire.
Cette résilience est l'une des caractéristiques déterminantes de l'entrepreneuriat africain.
Chaque jour, les entrepreneurs de tout le continent sont confrontés à des obstacles qui en décourageraient plus d’un, notamment un accès limité au financement, des lacunes en matière d’infrastructures, la complexité de la réglementation et l’incertitude économique. Pourtant, ils continuent d’innover, de créer et de se développer.
Comme l'a souligné notre PDG dans son message, leur résilience mérite d'être saluée.
Non seulement parce que la persévérance est admirable, mais aussi parce qu’elle revêt une importance économique.
Chaque entrepreneur qui crée et développe une entreprise contribue à l'histoire plus large du progrès africain. Chaque entreprise qui se développe crée des emplois. Chaque solution locale réduit la dépendance vis-à-vis des solutions importées. Chaque entreprise florissante renforce les fondements d'une prospérité partagée.
L'importance réelle des MPME ne réside donc pas seulement dans leur nombre, mais aussi dans leur impact collectif.
Ils sont souvent les premiers employeurs dans les communautés en plein essor. Ils dynamisent le commerce local. Ils encouragent l'innovation. Ils favorisent l'épanouissement des talents. Ils ouvrent des perspectives là où il n'y en avait pratiquement pas auparavant.
En bref, ils accomplissent le travail essentiel de construction de la nation.
C’est pourquoi la Journée des MPME devrait être plus qu’une simple célébration annuelle. Elle devrait nous rappeler ce qui a toujours été vrai et ce que les faits confirment de plus en plus.
L'avenir de l'Afrique ne se construira pas uniquement dans les salles de réunion. Il ne sera pas assuré par de simples déclarations politiques. Il ne se concrétisera pas grâce à l'aide seule.
Elle sera bâtie par des millions d'entrepreneurs qui résolvent des problèmes, créent de la valeur et génèrent des opportunités là où on en a le plus besoin.
Le parcours de la Fondation Tony Elumelu (ainsi que les résultats obtenus par les entrepreneurs qu’elle soutient) montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque cette conviction s’accompagne d’actions concrètes.
Le pari de TEF sur les entrepreneurs africains porte ses fruits.
Et pas seulement en termes de recettes générées ou d'emplois créés, aussi importants que soient ces indicateurs.
Cela se traduit par des communautés plus fortes, des économies plus résilientes, une plus grande autonomie, ainsi qu’une génération croissante d’entrepreneurs qui prouvent que la plus grande richesse de l’Afrique ne réside pas dans ses ressources minières, mais dans l’ingéniosité, la détermination et l’ambition de ses habitants.
C'est peut-être là la leçon la plus importante à retenir de la Journée des MPME de cette année.
L'avenir appartient à ceux qui le construisent.
Et partout en Afrique, des entrepreneurs s'y emploient déjà.